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Prends bien soin de toi, ne t'en fais pas pour moi
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# Posté le mardi 30 juin 2009 17:30

Le mot fin.

Le mot fin.
Le petit garçon rampe vers d'autres cieux.
Les autres parlent d'un tournant voire d'un tour nouveau pour les plus optimistes, mais, pour lui, il n'en est rien. C'est un fin qui doit s'imposer.
Avant, le petit garçon souffrait à trop croire qu'il n'avait pas de place ici-bas, à trop dénigrer son quotidien, à trop avoir les yeux levés au ciel. Il était encore bien loin de la vérité. A l'époque, s'il se plaignait, il trouvait une oreille attentive et dans son malheur même, il se consolait par la présence des autres, qui à défaut de l'aider, compatissaient et trouvaient toujours une réplique toute faite pour le rassurer.
Mais l'Idéal s'est transformé en un volcan rageur.
Et le petit garçon, prince de son royaume des glaces s'est retrouvé comme emporté par la fonte de ce même édifice. Les gens ne veulent plus l'écouter et le montrent bien dès qu'il commence à se confier. Et pourtant s'il le fait si rarement c'est bien que lors de ces fuites, il en a réellement besoin. Les gens ne le lisent plus et il commence à craindre pour sa postérité.
Le petit garçon est un prince déchu, seul, Seul.

Lui qui avait enfin effleuré du doigt cette félicité tant recherchée n'avait pas imaginé qu'il ne se relèverait pas de la Chute. C'est pourquoi il change de fusil d'épaule. Auparavant, il se fixait des idéaux de vie, des objectifs ultimes et s'évertuait à les suivre. Désormais, il erre le c½ur vacant, espérant vainement reconstruire un édifice à son bonheur, même si ce doit être un royaume de flammes. Quoi qu'il en soit, il a compris qu'il était seul dans cette tache, il l'accepte, et c'est pour cela qu'il prend le large.

Le petit garçon pensait avoir tout vu, tout compris, tout entendu. Il ne savait pas que le pire, c'était de côtoyer l'Indifférence.

# Posté le jeudi 04 juin 2009 04:02

Des ruisseaux qui font des vagues...

Des ruisseaux qui font des vagues...

On l'appelle la grande Sophie, il suffit pas de le croire mais il faut surtout le voir.
Le vivre, pourrait-on préciser, car prendre le large avec LGS, c'est partir à l'aveuglette : c'est éprouver cette sensation paradoxale, celle d'ignorer de quelles péripéties le voyage sera ponctué, mais de brûler d'impatience. Découverte en 2003, alors qu'en plein c½ur d'un été caniculaire, elle cherchait un moyen de trouver du courage jusqu'à l'épuisement ,elle s'est depuis engagé dans un très long périple.
Persévérante, cette artiste est parvenue à se frayer un chemin dans les méandres du succès avec son troisième album, Et si c'était moi, et ce grâce à son énergie et son omniprésence sur scène. Celle qui cinq ans auparavant écumait les bars avec pour seule compagnie, sa grosse caisse violette, une dénommée Purple, et sa guitare, conquit finalement la mythique scène de l'Olympia et fut couronnée aux victoires de la musique, dans la catégorie « révélation scène de l'année » en 2005.
La même année, elle surprend son public en proposant un quatrième album aux influences très rock, la suite, qui, en dépit d'une belle couverture médiatique, ne captive pas les foules, tant d'un point de vue critique que commercial. Mais qu'importe, la grande Sophie part le défendre sur scène et lui fait prendre une dimension nouvelle, ce qui lui vaut un accueil finalement triomphal.

Il nous faudra alors, à l'issue de cette tournée, patienter pendant près de trois ans pour découvrir son nouvel opus. Que s'est il passé, cette pile électrique aurait-elle eu le mal de vivre, un coup de pompe ou un ras le bol qui l'aurait éloignée du métier? Il n'en est rien. En effet, à contre courant de cette tradition qui consiste à enregistrer un album en studio pour ensuite le présenter sur scène, la grande Sophie préféra soumettre au préalable ses maquettes à son public, lors d'une tournée davantage intimiste que la précédente, comme lors de ses débuts, c'est à dire toute seule comme une grande. Elle pourrait ensuite faire ses propres choix et cultiver tranquillement son jardin. Cette contextualisation est plus qu'essentielle pour pouvoir lever l'ancre, sillonner ces vagues et ces ruisseaux, et ce en toute sécurité.
Prévoyant, en ce rude mois de janvier, on embarque à bord d'un gigantesque bateau et l'on se terre dans un coin tel un enfant apeuré, afin de survivre au spectacle déchainé qui risque de se jouer sous nos yeux . Et notre surprise est de taille lorsque l'on se rend compte que toutes nos précautions ne sont qu'artifices. En effet, tout au long de cet album, la traversée sera tranquille, à bien des longueurs du raz de marée que provoqua la suite.

Des vagues et des ruisseaux est un album composé de 13 ballades, au sens étymologique du terme, c'est à dire débarrassé de toutes les connotations négatives que nous lui donnons de nos jours. L'interprète y fait preuve d'une étonnante sobriété, ce qui ne lui est pourtant pas à première vue caractéristique, et le résultat n'en est que sublimé: Les instruments ne couvrent plus sa voix, ils la portent, et beaucoup d'amateurs découvriront que cette dernière est dotée d'un très joli timbre.
L'écriture est aussi légère, drôle et accessible que profonde, touchante et subtile. LGS livre successivement ses craintes d'adolescente dans Quand le mois d'avril, où lyrisme et doute se confrontent et se confondent, développe un fantasme humain, celui d'endosser d'autres rôles dans Quelqu'un d'autre, et crie son désespoir amoureux d'une manière poignante dans le titre éponyme. Elle dépeint avec délicatesse et justesse les sentiments humains, ceux ressentis lors d'une douloureuse rupture dans Tu n'as pas cherché à me voir, pour laisser place à une triste ranc½ur avec Ta mauvaise foi. Toutefois, LGS n'oublie pas de conserver sa légèreté et son écriture piquante, domaine dans lequel elle excelle. Ainsi conclut-elle avec ironie que le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder ou que le Show business est un monde aussi amusant que hypocrite. Elle aime enfin danser sur le disco, titre qui ne revêt absolument pas les caractéristiques du genre.
Mais là où la performance est de taille, c'est qu'elle parvient à rendre sa musique « populaire », en faisant de chaque titre un potentiel tube, par le biais d'airs qui restent dans la tête du matin de bonne heure à tard le soir, moment où l'on pourra engager une valse des adieux.

Sophie a grandi, pour devenir la très grande Sophie, celle qui grâce à cet album et au moyen de petits ruisseaux est parvenue à conquérir et le public et la critique. Pourquoi des vagues? Allez la voir en concert, et vous comprendrez mieux...

"Pardonner et lâcher prise
S'abandonner n'est pas facile du tout
Pardonner avec franchise
Et se donner d'autres rendez-vous
D'autres rendez-vous
Pardonner."
# Posté le dimanche 25 janvier 2009 12:02
Modifié le mardi 28 avril 2009 08:09

Me voila bien.

Me voila bien.
D'aspirations déçues en pulsions assouvies, le petit garçon a poursuivi sa route tout au long de cette longue et pénible année. Il fut confronté à de nombreux échecs, osa s'en étonner, et les impassibles adultes lui rétorquèrent simplement, par une remarque dénuée de toute réflexion, que ce « qui ne tue pas nous rend plus fort ».
Il a alors pris conscience qu'il lui était désormais préférable de se taire, d'intérioriser ses émotions et sentiments, au risque de n'être plus qu'une statue inerte. C'est bien se qui se produisit, mais à son grand dam, il se retrouva statue de glace. Ainsi, à la moindre émotion forte, son c½ur brule et lui fond. S'il se reforme inlassablement, la figure sculptée n'en ressort que plus altérée au fil du temps, que plus éthérée. Lui qui plus jeune était un véritable phénix de glace, se retrouve désormais dans la peau d'un vieillard en glaçons.
Il a récolté le fruit de ses blessures, de ces plaies béantes. Il n'est plus qu'un de ces aliénés, qu'un de ces êtres maladifs et instables, du fait d'une pathologie acquise au fil de ses interactions avec autrui. A force de défaites, il en est arrivé à rechercher le mal, à ne plus voir que lui, à ne vivre qu'à travers lui, dans ses bras.


S'il n'apprécie pas les dédicaces, il aimerait malgré tout remercier ces statues de pierres qui l'ont élevé et plongé dans un bain de sang. Il félicite aussi ces c½urs imbéciles qui ont cautérisé ces plaies avec de la soie imbibée d'essence.
Il déplore enfin d'avoir lui même saisi l'allumette, et de s'être séché les larmes à coup de flammes.


Il se voulait torche humaine, mais il était dans l'ignorance
Il n'était qu'une âme en peine , qui se complait dans sa démence
Il a cru se faire dieu, mais il n'a pas compris l'arnaque
De la glace qui prend feu, c'est une statue qui devient flaque.
# Posté le vendredi 05 décembre 2008 18:43
Modifié le dimanche 18 janvier 2009 15:26

"Faites qu'il dure, qu'il dure toujours"

"Faites qu'il dure, qu'il dure toujours"
Il me déchire les entrailles mais me procure un plaisir fou. Les larmes coulent à torrent, le torrent emporte mes armes à mesure que je le parcoure.Mais de temps à autre, un sourire comblé se dessine sur mon visage, je suis enivré,plongé dans une douce torpeur. Entre rires et larmes, mon corps fait le balancier, une cadence infernale s'impose à moi, je suis secoué de toute part, je suffoque, je prie pour que ça s'arrête, la douleur est insupportable, et puis je voudrais que ça dure éternellement, j'ai mal mais j'ai mal d'une souffrance exquise. Tout est si paradoxal, je suis pris d'effroi mais je poursuit mon exploration. J'en prends plein la vue, plein le c½ur, et plein les sens. Je m'insinue un peu plus dans le sillon des sentiments, sans certitude, sans savoir que la solitude m'attend au tournant. Et l'espace de quelques secondes, je me remémore ma première fois, lorsque j'ai décidé de franchir le pas. Il a fallu faire face aux préjugés, et lorsque que l'on abordait le sujet, j'aurais préféré être un chat errant, une souris, un raton, un rat mort, plutôt que de devoir soutenir le débat. Mais désormais, plus aucune honte. Je prédis même que le final sera fabuleux, une jouissance éternelle.

...La dernière page,
Du dernier tome.

"C'était nous".

Peut être faut il être maso pour s'y frotter.
Mais qu'il est bon d'avoir mal !

"Ça fait mal et ça fait rien..."


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"C'était nous" est un shojo, ce qui signifie qu'il est un "manga pour filles". Une histoire où amour rime avec toujours, souffrance avec magnificence, et passion avec ... complication, illusion, déraison.
Voici un hommage un peu spécial, à un manga qui fait mon bonheur depuis plus d'un an.
# Posté le mardi 04 novembre 2008 07:26
Modifié le mardi 04 novembre 2008 07:41